Lab Invivo

département R&D de
Villes Vivantes

Le LIV : département R&D de Villes Vivantes

Villes Vivantes est une start up de type « Deep Tech » (selon les mots de la BPI, « cette expression désigne les startups qui proposent des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture. Leur ambition ? S’attaquer à la résolution des grands défis du XXIe siècle »)

Le projet de Villes Vivantes ? Révolutionner l’industrie de la création et de l’exploitation des droits à bâtir en France. Comment ? En développant des technologies de rupture qui permettront aux collectivités et à des centaines de milliers de propriétaires fonciers de libérer leur foncier, et ainsi :

* Massifier la production de logements abordables et le renouvellement urbain au cœur des territoires attractifs et créateurs d’emploi ;
* Viser à court terme une urbanisation à « zéro artificialisation nette » sur l’ensemble du territoire français.

Villes Vivantes est issue des travaux de recherche de David Miet, son co-fondateur :

o dix années de travail de recherche appliquée (2003 – 2012) au Ministère de l’Ecologie, sur les sujets de la densification notamment.
o cinq années de recherche fondamentale (2008 – 20013) ayant abouti à l’obtention de sa thèse de doctorat en architecture soutenue en 2013 à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille et portant sur la mise au point de nouvelles méthodes de « modélisation architecturale »

La création de Villes Vivantes est née de la volonté de ses co-fondateurs d’appliquer et de développer ces nouvelles méthodes de modélisation architecturale à la mise au point des technologies de rupture qui permettront de débloquer, de piloter et de mettre en œuvre la densification et le renouvellement des villes.

Le LIV (Lab Invivo), qui est le département recherche & développement de Villes Vivantes, a été créé en janvier 2014 à cette fin. Lié par une convention de partenariat au laboratoire Project[s] de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille, il confère à Villes Vivantes le statut de « jeune entreprise universitaire ».

Les travaux du LIV sont menés en partenariat étroit avec les collectivités dont les territoires deviennent des installations pilotes pour tester les prototypes BIMBY, BAMBA, BUNTI, BRAMBLE. Tous ces projets sont menés dans une logique open source visant à favoriser une dissémination la plus libre et la plus rapide possible de résultats éprouvés et prometteurs.

Un problème de "métiers" ?

Les métiers qui gouvernent la production des possibilités de construire (géomètres, notaires, constructeurs, rédacteurs des règles d’urbanisme, maires, instructeurs du droit des sols, aménageurs, agents immobiliers) sont aujourd’hui, collectivement, dans l’impasse.

Cet ensemble organisé de métiers, cette « industrie des droits à bâtir » est dans l’incapacité de permettre au plus grand nombre :

* de construire là où il a besoin de construire,
* de vivre là où il souhaite vivre,
* dans une forme d’habitat et dans un environnement qui correspond à ses désirs.

En conséquence :

* les villes s’étalent et consomment de plus en plus de terres naturelles et agricoles,
* les déplacements quotidiens et le temps passé dans les transports s’allongent,
* les prix du logement dans les territoires recherchés flambent littéralement par pénurie de l’offre.

En 2019, en France, comme dans le reste des pays développés :

* On paie bien plus cher pour être moins bien logé qu’au début des années 2 000 …
* La façon dont nous produisons nos villes et aménageons nos territoires est en train de tuer la planète !
* Nous avons tous l’intuition que les développements urbains que nous prenons aujourd’hui à notre charge ne seront pas visités, dans 500 ans, pour leur magnificence et leur beauté…

Quelle est la mission de Villes Vivantes ?

Villes Vivantes est une start up qui va révolutionner la façon dont une ville répond, au 21e siècle, aux aspirations de ses habitants.

Quelle est l’aspiration principale d’un habitant ? Trouver une maison belle, abordable et confortable, dans un quartier bien situé, beau et vivant.

Comment permettre au plus grand nombre de réaliser ce rêve ?

* Soit en transformant les quartiers existants pour les embellir, tout en faisant une place à de nouveaux habitants dont l’arrivée va financer cet embellissement (BIMBY, BUNTI, BRAMBLE)
* Soit en créant de nouveaux quartiers denses et abordables, ordonnés et vivants, dans les secteurs les plus recherchés des agglomérations (BAMBA)

Par quel miracle ?

En inventant des process (BIMBY, BAMBA, BRAMBLE, BUNTI) qui feront que les habitants actuels et futurs d’un quartier décideront de devenir d’heureux voisins !

D’« heureux voisins » ? Car oui nous avons du mal, en ce début de millénaire, à devenir de « bons voisins ». Et les urbanistes, géomètres, notaires, architectes et autres aménageurs ne nous y aident pas beaucoup… le « Not In My Back Yard » progresse inexorablement, les habitants sont plus enclins à éloigner leurs maisons les unes des autres plutôt qu’à les rapprocher … les droits à bâtir stagnent alors que le besoin monte !

BlaBlaCar vous a convaincu de voyager quelques heures avec des étrangers … Airbnb vous a convaincu de louer quelques nuits une chambre à des étrangers … Villes Vivantes vous convaincra de faire d’un étranger un bon voisin pendant quelques années !

BIMBY, BAMBA, BRAMBLE, BUNTI, c’est l’invention de process de développement urbain par lesquels des habitants :

* décideront de devenir voisins,
* s’arrangeront pour le devenir dans une configuration sur mesure, harmonieuse, intelligente, astucieuse, amicale, savoureuse …

BIMBY, BAMBA, BRAMBLE, BUNTI, ce sont quatre façons pour une ville de se développer au 21e siècle en créant de la valeur :

* soit en se développant sur elle-même, en optimisant les ressources, les infrastructures qu’elles possèdent déjà̀ ;
* soit en créant des extensions vertueuses, ambitieuses, fortes, des eldorados urbains qui vont attirer et concentrer les pionniers, les travailleurs, les familles.

Comment déployer massivement le BIMBY, la BAMBA, le BRAMBLE, le BUNTI et fabriquer ainsi des millions d’heureux voisins partout en France, en Europe et dans le monde ?

* En créant de nouveaux métiers d’influence.
* En en faisant les premiers « jobs de rêves du 21e siècle ».
* Puis en les déployant par milliers, partout dans le monde, afin de fluidifier l’accès au foncier constructible, l’accès aux ressources, aux équipements et aux infrastructures, pour faire ainsi de l’urbanisme un outil au service d’une société vivante et prospère plutôt qu’un poids, une inertie, un facteur de coûts et d’effort pour tout le monde.

Pourquoi ces nouveaux métiers seront-ils les premiers #jobsderêvedu21e siècle ? (no bullshit 😀)

* Parce qu’ils permettront l’exploitation des gisements de valeur immenses de l’immobilier de demain, lesquels résident dans les possibilités de construire dense et bien situé (charge foncières élevées = #bankable)
* Parce que l’essentiel des possibilités nouvelles de construire dense et bien situé se situe au sein des villes constituées (moins d’étalement urbain = #savetheplanet)
* Parce que les possibilités nouvelles de construire au sein des villes constituées sont gigantesques en nombre, mais microscopiques en taille, et qu’elles appartiennent à des habitants particuliers qui sont propriétaires d’un petit terrain (négociation avec des particuliers d’égal à égal = #peopleoriented)
* Parce que pour exploiter des possibilités de construire microscopiques en taille et appartenant à des millions de particuliers il faut pouvoir délivrer un service de conception sur mesure, miniaturisé, léger, fluide, efficace, empathique, peu coûteux (micro-solutions sur mesure = #dailycreativity)
* Parce que de telles prouesses de conception et de créativité nécessitent de réaliser un vrai travail d’assemblage puis de synthèse de connaissances, de savoir-faire, mais aussi et surtout de « savoir-être » et donc la création de nouveaux métiers (new ways of working = #skyisthelimit)
* Parce que devant la complexité et l’énormité de la tâche, ces nouveaux métiers se joueront en équipes (#teambuilding)

La modélisation architecturale : un paradigme « deep tech » pour le developpement d’un service de « deep conception on demand »

Poursuivant les travaux de pionniers de l’intelligence architecturale comme Christopher Alexander (inventeur des patterns en architecture, inspirateur des design patterns dans le monde du développement logiciel, mais aussi des wikis) ou Eberhardt Rechtin (défenseur et théoricien du « systems architecting », « père du Deep Space Network » de la NASA), David Miet a formalisé et testé une méthode de « modélisation architecturale » dans le but de rendre viable et fiable le déploiement à grande échelle de « services de conception architecturale » sur des objets qui en sont aujourd’hui dépourvus, à l’instar des micro-fonciers situés dans les jardins des particuliers.

Ces derniers intéressent aujourd’hui Villes Vivantes comme réserves foncières majeures pour permettre aux collectivités de se développer. Elles constituent le premier test d’application à grande échelle de cette théorie de la modélisation architecturale par la création d’un service de Deep Conception On Demand.

Les principes de cette application peuvent être décrits en 4 étapes:

1) Distinguer la « conception d’implémentation » de la conception d’options, ou « Deep Conception » et créer de nouveaux métiers de type Deep Conception Jobs.

2) Fonder la « Deep Conception » sur les méthodes de la modélisation architecturale appliquées aux situations spécifiques rencontrées au cas par cas, et faire ainsi de ces nouveaux métiers des AI driven Jobs, où AI signifie « Architectural Intelligence ».

3) Tester et fiabiliser la « Deep Conception » grâce à l’élaboration continue de « deep patterns » issus de l’application des méthodes de modélisation architecturale appliqués aux situations génériques, puis faire de ces « deep patterns » à la fois les templates du recueil systématique des datas de conception ainsi que le langage partagé entre tous les concepteurs de ces nouveaux métiers qui deviennent ainsi des pattern driven Jobs.

4) Créer et déployer, à la façon d’un aéroport, d’un hôpital ou d’une école, capables d’opérer de grands volumes de situations spécifiques par « vagues », des associations de nouveaux métiers configurés pour coopérer et se distribuer le travail de Deep Conception au sein de véritables Systems of Jobs.

Deep Conception Jobs

La faculté de concevoir, de conduire un processus de conception, est un trait spécifique de certains métiers, dont le métier d’architecte constitue un cas exemplaire. 

Cette discipline incarne le parfait paradigme du travail à la fois :

• de synthèse entre plusieurs dimensions, contraintes, buts …
• et le nécessaire travail d’imagination et de formulation de solutions originales, sur mesure et spécifiques à chaque situation.

Des traits qui distingue la discipline architecturale des métiers de l’ingénierie (la distinction est bien opérée par exemple par Rechtin entre « systems architecting » et « systems engineering »).

La situation qui rend a priori impossible le recours à l’intelligence artificielle pour « résoudre » le problème de la construction d’une seconde maison sur une parcelle déjà bâtie, est en même temps exactement celle qui laisserait penser que le recours à une « intelligence architecturale » est nécessaire (dans le sens que nous venons de lui donner).

Il s’agit en effet de réaliser une sorte d’assemblage ou de synthèse entre :

* Des compétences constructives (conception et construction d’une habitation) ;
* Des compétences juridiques (droit public, code de l’urbanisme, code de l’environnement, et droit privé, code civil et contrats) ;
* Des compétences en gestion de patrimoine (perte et gains de valeurs liées à la densification de la parcelle, montages patrimoniaux familiaux) ;
* Des compétences immobilières (stratégies de vente) et fiscales ;
* Des compétences sociales (accompagnement des particuliers, de leurs familles et de leurs proches impliqués dans la décision de libération du foncier).

Force est de constater, pourtant, que pour construire une 2e maison dans un jardin, l’« architecte » au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire de celui à qui l’on a recours pour concevoir les plans d’une maison et coordonner le chantier de sa réalisation, n’est pas en position d’ « architecturer la situation » au sens où Rechtin l’entend.

Il n’y a aujourd’hui pas d’« architecte » ou de « service d’architecture » réalisant cette synthèse des compétences qui permettrait la mobilisation du gisement foncier dans chaque jardin parcelle par parcelle.

Nous distinguons donc :

⇒ La conception d’implémentation : maîtriser l’art de la conception et de la construction des maisons pour dessiner le plan d’une maison pouvant s’insérer dans un jardin donné.

⇒ La Deep Conception : maîtriser suffisamment les compétences listées plus haut pour formuler plusieurs options non seulement constructives mais également patrimoniales, immobilières, juridiques, fiscales, familiales quant à la façon de transformer la parcelle existante sur laquelle est aujourd’hui bâtie une maison, en une autre parcelle qui accueillera 2 habitations voisines.

AI driven Jobs

La Deep Conception ne repose pas sur un paradigme de résolution de problème. Ni sur celui de la conception d’un objet ou d’un bâtiment.

Elle repose sur des méthodes de modélisation architecturale, qui font partie d’une famille plus large de « modélisation des systèmes complexes » ou de « modélisation systémique ».

La modélisation architecturale ne prépare par un choix, une décision.

Elle prépare une prise d’options en modélisant les flux de la situation existante : elle prépare la possibilité de se comporter avec intelligence dans une situation.

Dans le paradigme de la modélisation architecturale, les micro-fonciers situés dans les jardins des particuliers ne sont pas vus comme des « objets » ou comme un « stock » de réserve foncière à remplir.

Ils forment déjà un flux de situations et de prises d’options familiales, individuelles, de voisinage, patrimoniales, architecturales. La modélisation architecturale permet aux « AI driven Jobs » d’intervenir en comprenant ces flux pour les modifier, les orienter, les canaliser à ses propres fins.

Dans cette optique, la libération des micro-fonciers n’est pas une question de contrainte, de calcul de droits à bâtir, mais d’accompagnement des propriétaires fonciers et de leurs ayants droit dans la conception des options d’action qui sont à leur disposition.

Le fait de garder son grand jardin est déjà une prise d’option familiale, architecturale, patrimoniale… Le fait de le diviser pour accueillir un parent âgé en est une autre, qui n’a pas les mêmes implications sociales, financières, fiscales, architecturales. Le fait de se séparer d’une partie de son jardin pour le céder à un voisin a priori étranger est encore une 3e option.

On ne peut percevoir ces flux d’options qui prennent ou perdent de la valeur avec le temps, que si l’on se dote d’une intelligence architecturale, d’une méthode de modélisation capable d’observer et de comprendre les dimensions fortes de la situation concrète au cours de sa transformation sous l’effet du temps : évolution du marché immobilier, des règles du plan local d’urbanisme communal, vieillissement, reconfigurations familiales, détérioration des bâtiments, etc.

Ne pas libérer une partie de son jardin est déjà une option prise chaque jour par l’ensemble des propriétaires qui optent pour le statu quo. L’opération de R&D « BIMBY : Beauty In My Back Yard » va consister à déployer, auprès de ces propriétaires fonciers, des « AI driven Jobs » capables d’intervenir pour modifier la perception et la capacité de modélisation de ces options par les propriétaires, afin d’infléchir le flux des prises d’options et, ainsi, libérer le foncier à bâtir, fluidifier l’accès au logement abordable, réduire l’étalement urbain et viser, rapidement, le « zéro artificialisation nette ».

Pattern driven Jobs

Si chaque situation, chaque micro-foncier peut être mieux compris par les méthodes de la modélisation architecturale appliquées aux situations spécifiques, il n’en demeure pas moins que ces situations vont présenter, malgré leur extrême diversité, des récurrences particulières.

Récurrences dans les situations et les difficultés (ou les verrous) rencontrées, mais aussi dans les options qui se présentent.

Les « patterns » au sens où ils ont été développés par Christopher Alexander dans le domaine de l’architecture et de la ville, puis par les professions du développement logiciel depuis le début des années 2000, forment une solution pour résoudre l’apparent paradoxe entre conception et connaissance : les médecins, les thermiciens, les ingénieurs structure s’appuient sur une connaissance scientifique formalisée, modélisée, mais leur travail ne consiste pas à concevoir (au sens fort du mot) des options originales dans chaque situation.

A l’inverse, les architectes, les urbanistes ou encore les paysagistes ne semblent pas s’être organisés pour encapsuler les résultats de leurs expériences collectives passées afin de tester et de fiabiliser leurs propositions. Ils exercent par contre un métier de « concepteur » (d’implémentation) en définissant à l’occasion de chaque projet des solutions sur mesure et spécifiques.

Les « patterns » ou « design patterns » comme les appellent les développeurs de logiciels, sont une forme de résolution de cette question : une façon spécifique de formaliser, de consolider et de rendre partageable des connaissances entre concepteurs.

Les modèles architecturaux sont à la fois hybrides et multidimensionnels, mêlant des dimensions qualitatives et quantitatives. Leurs caractéristiques principales sont les suivantes :

1) Ils sont partiels et fractals : les objets architecturaux et urbains, comme les logiciels informatiques complexes, présentent des dimensions telles que leur modélisation s’effectue toujours par parties et par étapes partielles, lesquelles sont assemblées et composées pour former des modèles plus larges : c’est pour cette raison précisément que ce sont des modèles qui permettent des « prises d’options » plus que des « prises de décisions ». Ils sont adaptés aux problématiques complexes, aux problèmes de grande ampleur qui impliquent de multiples échelles de temps et d’espace et une façon stratégique et structurée de prendre des risques.

2) Ils sont multidimensionnels et leurs dimensions ne sont pas choisies a priori mais dépendantes de la nature des flux modélisés : la dimension de « psychologie familiale » est importante si vous envisagez d’accueillir votre grand-mère dans votre jardin, moins si vous décidez de vendre votre maison en 2 lots au moment du départ. Pour être adaptés au travail de synthèse de la Deep Conception, les patterns architecturaux doivent être à la fois « limités » dans le nombre de dimensions qu’ils intègrent, afin de conserver un aspect manipulable par l’esprit humain qui est le moteur de la conception, et en même temps « libres » des dimensions choisies pour la modélisation en fonction de la nature des phénomènes appréhendés.

La finalité première du développement d’un système de patterns est de réaliser une économie d’échelle par les connaissances, qui est le principal facteur de scalabilité d’un métier :

• Soit, en progressant en nombre, un métier se bonifie et se consolide en bénéficiant des effets de réseau et des retours d’expériences des mêmes essais réalisés par ses membres (à l’instar de la médecine ou du développement de logiciels informatiques par exemple).

• Soit le métier ne progresse pas, subit l’inertie du grand nombre et ne parvient pas à scaler (c’est le cas par exemple du métier d’architecte traditionnel conçu comme un métier de conception d’implémentation). Les patterns forment une connaissance opérationnelle qui doit rendre chaque nouveau métier plus performant en grandissant.

Systems of Jobs

Le monde du bâtiment et de l’urbain est encore fixé sur une conception relativement ancienne du métier d’architecte, dans un paradigme de « conception centralisée » (concentrée par un concepteur ou une équipe resserrée de concepteurs) plutôt que de « conception distribuée et collaborative », contrairement, par exemple, au monde du développement de logiciels.

Deux éléments nous conduisent à orienter nos prototypes d’opérations vers la création de nouveaux « Systems of Jobs » plutôt que vers de simples nouveaux métiers :

a. Les compétences à rassembler pour mener des projets de mobilisation des gisements fonciers et de densification des tissus pavillonnaires sont, on l’a vu, très larges et hétérogènes ; elles s’étendent sur un spectre très large qu’il sera plus facile de couvrir à l’aide de plusieurs métiers distincts et complémentaires, dans une configuration de conception distribuée :

i. Chacun des nouveaux métiers « possèdera » et fera évoluer une partie des patterns utiles et nécessaires au fonctionnement de l’ensemble du prototype.

ii. Manipulant les mêmes types de deep patterns, élaborés selon les mêmes méthodes de modélisation architecturale, ces métiers partageront une forme commune d’Intelligence Architecturale qui leur permettra de coopérer de façon fluide et rapide.

b. Le fait que Villes Vivantes s’intéresse aux micro-fonciers et non pas simplement aux « grands fonciers » a deux conséquences lourdes :

i. Chaque micro-foncier devra être opéré de façon légère, fluide, rapide, alors même que le spectre de compétences aura été réparti de telle sorte qu’aucun nouveau métier ne sera en capacité d’assumer seul un type de situation complexe.

ii. Les volumes de micro-fonciers à opérer seront très importants. Ils ne seront pas ventilés et répartis par « personne » mais dans des configurations d’accueil, des « pools », qui seront pris en charge par des équipes. Il s’agit de sortir ici définitivement du paradigme de la profession libérale exercée à titre individuel (le médecin, l’architecte, le notaire, le géomètre, le conseiller en gestion de patrimoine) pour faire entrer le travail de conception architecturale dans le paradigme du travail d’équipe, en système (le chirurgien et l’infirmière d’hôpital, le contrôleur aérien ou encore l’astronaute).

C’est sur la base de ce schéma conceptuel de « Systems of AI & pattern driven Jobs » que l’opération de développement expérimental « Opération BIMBY : Beauty In My Back Yard » a été conçue et menée par les équipes du Lab InVivo depuis 2014.

Publications

Andréault, C., 2017. Du périurbain à l’urbain : vers la coproduction d’une ville sur mesure. L’intégration des habitants maîtres d’ouvrage d’un projet de logement sur leur terrain dans la démarche BIMBY. Thèse de doctorat en architecture, Université Paul Valéry Montpellier 3.

Caraire, D., 2015. Local Solutions for Housing Regeneration : The BIMBY process (Build In My Back Yard), World Town Planning Day.

Miet, D., Le Foll, B., 2013. Construire dans mon jardin et résoudre la crise du logement. – Métropolitiques. Metropolitiques.eu.

Miet, D., Le Foll, B., 2009. BIMBY – Stratégie de densification, de diversification et de régénération des tissus pavillonnaires, ANR-09-VILL-008.

Miet, D., Sorignet, A., Le Foll, B., 2016. La démarche BIMBY : mode d’emploi pour féconder l’intérêt général par l’intérêt individuel. Ressources urbaines latentes, GERPHAU 353–356.

Miet, D., 2013. Une épistémologie de la modélisation architecturale. Contribution à l’étude des fondements, à la définition des enjeux et à l’éclaircissement du rôle des modèles en architecture et en urbanisme (Sous la direction de Stéphane Hanrot). École doctorale ED 355 « Espaces, Cultures et Sociétés », École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille.

Miet, D., 2012b. L’architecture du projet de recherche BIMBY. Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, Trajectoires doctorales 26/27, 219–224.

Miet, D., 2012c. L’habitant producteur de terrain : nouvel acteur stratégique du PLU. Revue Urbanism n°386, novembre 2012.

Miet, D., 2012d. L’écriture des règles du PLU dans la perspective Bimby : éléments de méthode et de réflexion, in: Actes Du Colloque Bimby. Presented at the Grand Colloque Bimby, Paris.

Miet, D., Hanss, T., 2013. Démarche BIMBY en accompagnement du PLU de Bouray-sur-Juine Rapport de Synthèse.

Miet, D., Le Foll, B., Sabatier, B., Tanguy, A., 2012a. Conservatisme positif des habitants, in: Actes Du Colloque Bimby, Paris.

Miet, D., Pagnier, D., 2014. SCoT et BIMBY. Quels points communs ? Quelles articulations ? Lab InVivo, Bimby+ et Fédération Nationale des Scot.

Miet, D., Receveur, H., Delile, J., Truchard, D., 2012b. Les nouveaux métiers de la filière BIMBY, in: Actes Du Colloque Bimby. Presented at the Grand Coloque Bimby, Paris.

Miet, D., Truchard, D., Vilmin, T., 2012c. Bimby, la filière courte de production de logements, in: Actes Du Colloque Bimby. Presented at the Grand Colloque Bimby, Paris.

Vigneron R., Miet D., Caraire D., 2019. “BIMBY : modeling, civic empowerment and the invention of a new profession” in Participatory Design Theory, Routledge.

Vigneron, R., 2016. Formes et enjeux sociotechniques du périurbain durable : comparaison de Bimby et du New Urbanism (Thèse de doctorat sous la direction d’Anne Coste et de Stéphane Sadoux). UPMF, Grenoble.

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